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Comment ça marche, une montgolfière ?

L’enveloppe

Elle a pour rôle d’emprisonner l’air réchauffé par le brûleur. Sa structure est constituée de sangles horizontales et verticales formant un globe, sur lequel sont cousus des panneaux de nylon traité.

Toutes les sangles verticales sont rassemblées au sommet sur un anneau de « couronne », et reprises à la base par des câbles d’acier qui viennent se fixer sur le « cadre de charge ». Le sommet de l’enveloppe, qui est ouvert, est obturé de l’intérieur par un panneau circulaire amovible, appelé « parachute ». Ce dernier, sous la poussée de l’air chaud, se plaque sur la bordure du sommet de l’enveloppe, assurant ainsi son étanchéité. Il peut aussi faire office de soupape.

EnveloppeMiniLe volume des montgolfières actuelles varie entre 600 et 7 000 mètres cubes, le plus courant étant de 2 200 mètres cubes. Ce volume permet d’emporter une charge totale de l’ordre de 500 kilogrammes, un mètre cube d’air porté à 100°C pouvant soulever une charge de 250 grammes dans un air ambiant normal et à pression normale. La masse totale d’une montgolfière de 2 200 m3 est alors de l’ordre de 2 500 kilos ce qui représente une inertie importante, et tout l’art du pilotage consiste à anticiper sur les réactions de l’appareil. L’autonomie dépend bien sûr des réserves de gaz que l’on peut embarquer à bord de la nacelle ; la durée moyenne des vols se situe aux alentours de 60 minutes (on remarquera que l’autonomie du ballon à gaz est beaucoup plus importante).

La nacelle

nacelleSa construction en osier et en rotin tresses lui confère robustesse et souplesse, protégeant ainsi l’équipage des chocs à l’atterrissage. Aux quatre coins sont fixées les « cylindres ’ de propane et sur les côtés les instruments de bord. Des arceaux rigides supportent le cadre de charge, relié à des câbles d’acier qui assurent la suspension de la nacelle.

Le brûleur

bruleurIl délivre une flamme dirigée avec précision de 3 à 6 mètres de haut rentrant à l’intérieur de l’enveloppe par la partie inférieure ouverte ( »bouche »). Placé sur le cadre de charge, le brûleur est orientable. Une canalisation souple le relie à des réservoirs cylindriques en aluminium ou en acier, qui contiennent chacun de 20 à 35 kg de propane liquide. L’ouverture des vannes libère le propane, qui circule dans un serpentin et, sous l’effet de la chaleur, le distribue aux gicleurs, d’où il se diffuse pour se mélanger à l’air ambiant et s’enflammer au contact d’une veilleuse.

La préparation

preparationpetite

A défaut d’un terrain homologué, on choisit un terrain approprié au décollage (avec l’accord du propriétaire), dépourvu d’obstacles dans la direction qu’empruntera le ballon. Avant la mise en oeuvre, le pilote s’assure qu’il est dans les limites d’emploi fixées dans le manuel de vol (force du vent au décollage et courbe de charge), s’informe de la situation météorologique et de son évolution. Il procède à l’assemblage des différents éléments, effectue les essais et vérifie les instruments de bord.

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La nacelle est couchée sur le sol dans l’axe du vent. L’enveloppe est attachée au cadre de charge..

Chauffemini

Les équipiers étendent l’enveloppe. De l’air froid y est insufflé à l’aide d’un ventilateur. Après avoir fixé la « soupape » au sommet de l’enveloppe et l’avoir bien ventilée, il réchauffe l’air intérieur à l’aide du brûleur. Par coups successifs, l’air chaud emplit l’enveloppe qui se redresse ainsi que la nacelle Après les dernières vérifications, les passagers sont embarqués et le pilote continue à chauffer l’intérieur de l’enveloppe jusqu’à ce que la température équilibre le poids de l’ensemble (force aérostatique).

L’envol et le vol

Pour quitter le sol, il suffit d’élever la température de l’intérieur de l’enveloppe. Le pilote, par chauffes successives maintient un taux de montée constant et stabilise ensuite le ballon en palier. A tout moment, en décidant de chauffer ou de ne pas chauffer, on peut changer d’altitude, et modifier sa trajectoire en trouvant des courants d’air différents.

AtterrissageminiEn régulant le temps de chauffe, le pilote diminue la portance aérostatique du ballon et engage une descente contrôlée. Après avoir choisi un terrain approprié (nature, superficie, voies d’accès), il procède à son ’approche ». En phase finale, à quelques mètres du sol, il éteint les veilleuses, coupe l’alimentation de propane et ouvre la « soupape » qui contrôle l’ouverture du parachute qui libère l’air chaud. Le contact au sol sera fonction de la vitesse du vent. Pour libérer l’air chaud, le pilote ouvre complètement le parachute. L’enveloppe s oriente dans le sens du vent. Il suffit alors de la replier, la remettre dans son sac et de désassembler les différents éléments du ballon et placer le tout dans le véhicule de récupération, qui suit le vol.

Cet article est un extrait d’une page publiée sur le site de la FFA. Les photos du brûleur et de la nacelle proviennent du site Cameron Balloons